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 Mobilisation du 11 janvier : la DSDEN 93 répond par le déni et le mépris

 

Hier, malgré le froid et la grisaille, une centaine de personnels étaient réunis devant la DSDEN de Bobigny pour protester contre la gestion aussi autoritaire qu’ubuesque de la crise sanitaire par le ministère de l’Éducation nationale et ses services. Alors que le taux d’incidence n’a jamais été si haut, nombreux sont les établissements où il manque un quart, un tiers, voire la moitié de nos collègues ! Des enseignantes et des enseignants, des élèves, des parents d’élèves sont aujourd’hui malades, les vies scolaires sont exténuées, éreintées et les établissements scolaires de Seine-Saint-Denis sont au bord de l’effondrement.

Les demandes sont pourtant simples :

- des masques FFP2 pour protéger les collègues et un véritable protocole sanitaire
- des moyens pour financer le protocole (actuellement pris sur ceux de l’établissement, au détriment des enseignements)
- pour pallier les innombrables absences, la réembauche des dizaines de contractuel·les toujours privé·es d’emploi, alors que certaines et certains ont déjà cinq ans et demi d’ancienneté.
- le report des épreuves de spécialité du Bac en juin, leur transformation en épreuves nationales et plus généralement la suppression du contrôle continu et le retour à des épreuves du bac anonymes, terminales, nationales.
- le recrutement d’infirmières scolaires, de médecins scolaires et de médecins de prévention à hauteur des besoins.

A ces demandes nécessaires et légitimes, la DSDEN 93 a opposé déni et mépris.

Mépris, car nous n’avons pas même eu le droit à une date d’audience collective, pas même le droit de rencontrer un ou une adjointe du directeur académique, qui s’est contenté d’envoyer son chef de cabinet, sur le trottoir, après ses 2h de « pause déjeuner », alors qu’il faisait 4°C dehors.

Déni, car la DSDEN 93 a renvoyé la faute sur le rectorat, sur le ministère, arguant ne pas avoir voix au chapitre sur ces questions. Déni aussi sur les recrutements de contractuel·les : la DSDEN prétend avoir réemployé toute et tous les non-titulaires qu’elle pouvait. Déni enfin sur les droits de retrait : le protocole suffit à garantir la sécurité de toutes et tous.

Pour la CGT éduc’action 93, le compte n’y est pas, loin de là et puisque notre administration ne veut pas nous entendre, il faut continuer et amplifier le mouvement ! L’intersyndicale 93 appelle tous les personnels à la grève du jeudi 13 janvier qui s’annonce déjà comme une réussite, puisque près de 75% des professeur-e-s des écoles se sont déclaré-e-s grévistes !

L’intersyndicale 93 appelle les personnels à se réunir en AG et à mettre en discussion la poursuite de la mobilisation et pour préparer aussi la grève interprofessionnelle du 27 janvier, pour nos métiers, pour nos élèves !